Candidature · 7 min de lecture

Comment bien préparer son CV.

Un document que le recruteur parcourt en trente secondes. Ce qui doit y figurer, ce qu’il faut retirer, et comment le relier au poste.

1er septembre 2026 Préparation écrite

Personne préparant un dossier de candidature à un bureau, lumière naturelle

Le CV n’est pas un inventaire de tout ce que l’on a fait. C’est un document de sélection : il doit permettre de comprendre, très vite, le niveau, le fil du parcours, et l’adéquation avec ce poste. Le reste se dira à l’entretien.

Six points, dans l’ordre où un recruteur lit généralement la page.

01 · Cible

Un CV par candidature, pas un CV universel.

Le même fichier envoyé à vingt offres dilue le propos. Le titre, l’accroche et l’ordre des expériences doivent coller à l’annonce : missions, outils, secteur. Il n’est pas nécessaire de tout réécrire ; il faut réordonner et retirer ce qui n’aide pas.

Relire l’offre, souligner cinq exigences, puis vérifier que chacune apparaît, en clair, dans le CV. Ce que l’on ne peut pas illustrer par une expérience reste hors du document — ou sera une question en entretien.

02 · En-tête

Un titre de poste, des coordonnées utiles, une accroche courte.

La première ligne n’est pas « Curriculum vitae ». C’est le rôle visé, éventuellement précisé (niveau, spécialité). Juste en dessous : téléphone, e-mail professionnel, ville, lien LinkedIn ou portfolio s’ils sont à jour. Rien d’autre n’est obligatoire.

Une accroche de trois ou quatre lignes peut situer le parcours. Elle n’est pas un slogan. Elle dit le métier, les années d’expérience utiles, et le type de contexte recherché.

03 · Expériences

Des résultats, pas une liste de tâches.

Pour chaque poste : intitulé, organisation, dates, puis deux à quatre puces. Le recruteur cherche ce qui a changé grâce à la personne : un livrable, un délai, un volume, une équipe, un outil mis en place. Le modèle « verbe + contexte + résultat » reste le plus lisible.

Les stages, projets d’études et engagements associatifs suivent la même règle lorsqu’ils constituent l’essentiel du parcours. « Participation à… » sans rôle ni issue n’informe pas.

04 · Compétences

Des preuves, pas un nuage de mots.

Les compétences n’ont de poids que si elles apparaissent aussi dans les expériences. Un outil, une langue, une méthode : indiquer le niveau réel (lu, écrit, pratiqué au quotidien) plutôt qu’une liste exhaustive.

La formation se limite à ce qui éclaire le poste : diplôme, établissement, année. Les certifications utiles au métier peuvent figurer ; les formations trop anciennes ou hors sujet alourdissent la page.

05 · Forme

Une page lisible, un PDF, une typographie sobre.

Une page pour un profil junior ou confirmé ; deux pages au plus lorsqu’un parcours long le justifie. Marges suffisantes, hiérarchie claire, pas de colonnes trop étroites que les logiciels de tri déchirent. Le fichier s’envoie en PDF, nommé proprement (Prenom-Nom-CV.pdf).

Une relecture à voix haute détecte les phrases trop longues. Une seconde relecture, froide, cherche les fautes : elles pèsent plus qu’on ne le croit, surtout en début de document.

06 · Cohérence

Ce que l’on écrit, on doit pouvoir le dire.

Le CV ouvre l’entretien. Chaque puce peut devenir « parlez-moi de cela ». Les dates doivent s’enchaîner sans trou inexpliqué ; un écart se prépare en une phrase, il ne se cache pas derrière une mise en page.

Avant d’envoyer : lire le document en trente secondes, comme un recruteur pressé. Si le fil du parcours et le lien avec le poste n’apparaissent pas, retravailler le titre et les trois premières puces — pas d’ajouter une septième section.

Le CV ouvre la porte. L’entretien la franchit.

Une fois le document adapté au poste, il reste à défendre les expériences à voix haute. C’est le moment de relier chaque ligne du CV à une réponse claire — présentation, réalisations, écarts du parcours.

  1. 01 · Adapter au poste
  2. 02 · Titre et contacts
  3. 03 · Résultats, pas de tâches
  4. 04 · Compétences prouvées
  5. 05 · Une page, un PDF
  6. 06 · Pouvoir le dire à l’oral